vendredi 18 février 2011

Dracula, Bram Stoker



Date de parution : édition original 1897; livre de poche, édition 03: avril 2010, 605 pages, ISBN: 9782253023388, Fantastique

Résumé

Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres... Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable. En exclusivité : un extrait de Dracula l’Immortel, suite de Dracula, d’après les notes originales de Bram Stoker.

Mon avis

Depuis très longtemps déjà je souhaitais lire entièrement le livre de Bram Stoker : Dracula. Comme tout le monde je connaissais dans les grandes lignes cette histoire terrifiante mais je n’ai jamais eu le courage ou l’envie de lire dans le détail cet ouvrage. C’est désormais chose faite et je ne le regrette pas.

Ce roman initialement publié en 1897 démarre son action en Transylanie avant de se déplacer sur le Londres du XIXè siècle. Le lien entre ces deux endroits si différents sera établi par le jeune clerc de notaire Jonathan Harker qui malgré lui sera l’instrument du terrifiant comte pour trouver du sang frais, de nouvelles proies. Dès les premières lignes nous pouvons saisir cette atmosphère pesante qui ne disparaitra pas au fil des pages. Le décors à la fois magnifiques et destabilisants, le comportement de son mystérieux cocher mis en avant ne feront qu’amplifier ce sentiment de malaise exprimé par les habitants de cette région vis à vis du comte Dracula.
Le voyage du jeune homme ne se passera pas en douceur et suscitera en lui quelques doutes. Rapidement Jonathan comprendra qu’il est prisonnier du comte et découvrira un univers qu’il n’avait jamais soupçonné jusqu’alors. Craignant de sombrer dans la folie (le souvenir qu’il a des trois magnifiques vampires ne l’ont malgré tout pas rassuré, la vue de cet enfant jeté en pâture aux sombres créatures et la vision de cette pauvre mère venue récupérer son enfant dévorée par les loups devant le château commençaient à avoir raison de ses nerfs) et ne se donnant qu’une faible espérance de vie s’il ne quittait pas rapidement ce lieu damné, Jonathan tentera le tout pour le tout pour s’enfuir, bravant le danger surtout omniprésent la nuit.
L’action se déplacera sur Londres avec l’arrivée de Dracula dans des conditions horribles pour les marins qui le transportaient à leur insu (un à un ils disparaitront, la nuit…) le bateau fantôme sera récupéré par la population qui ne comprendra pas ce qui est arrivé. Seul un grand chien (Dracula qui possède le pouvoir de se transformer en chauve-souris et en chien) s’élancera du bateau pour disparaître dans Londres.
Le style épistolaire de ce roman permet au lecteur de découvrir ce qu’est le comte, de dévoiler les sentiments des personnages qui tiennent régulièrement un journal ou correspondent avec leurs amis. Les échanges ne se font guère de vive voix, tout est sous entendu (tant qu’il en sera ainsi le comte n’aurait pas de réelles inquiétudes quant à son secret.) L’intrigue avancera singulièrement avec le Docteur Seward et le le Professseur Van Helsing qui en essayant de sauver la pauvre Lucy victime d’un mal mystérieux découvriront la vérité sur la nature et les agissements de Dracula. Mais cette hypothèse est tellement surréaliste que personne ne veut y croire. Le thème de la folie encadre ces évènements notamment avec le personnage de Renfield un des patients zoophage de Seward à l’hôpital psychiatrique qui les mettra en garde contre "Son Maître". Il est le premier à percevoir ce danger. Jonathan de retour en Angleterre croira lui aussi sombrer dans la folie. Son esprit a effacé sa mémoire dans un geste de survie. Seul son précieux journal sténodactylographié détient la clé de son agitation et des évènements sinistres qui perturbent la vie londonienne. Mina sa épouse et confidente rompra son serment de ne jamais lire cet ouvrage à moins d’une extrême nécessité et découvrira la terrible vérité… La mise en commun des conclusions des protagonistes décidés à percer ce mystère permettra d'affronter le comte et d'aboutir au final (que je ne vous dévoilerai pas). Un livre difficile à lâcher tant le récit est "envoutant", l'atmosphère lourde et angoissante. A lire de préférence le soir tard, jusqu'au bout de la nuit.

J’espère un jour avoir la possibilité de lire la suite officielle écrite par Dacre Stoker le petit neveu de Bram Stoker: Dracula l'immortel, éditions Michel Lafon.

dimanche 13 février 2011

127 heures Aron Ralston




Date de parution : 10 février 2011, 304 pages, éditions Michel Lafon,
ISBN: 9782749913728, Témoignage

Résumé

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, un jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l'impensable survient : un rocher se détache au-dessus de lui et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d'hypothermie, en proie à des hallucinations...

127 heures plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il prend la décision la plus difficile de son existence. S’il veut survivre, son seul espoir est de s’amputer le bras.

Au-delà d'un récit d'aventures, au-delà d’un film qui déchaîne déjà les passions, 127 heures est le témoignage édifiant d'un homme qui a su aller au bout de lui-même et reconquérir sa liberté coûte que coûte.


Mon avis

Une leçon extraordinaire de courage, là où la majorité d'entre nous aurait renoncé Aron Ralston a su faire preuve d'une détermination et d'une rage de vivre incroyables.

Comme je le disais dans mon premier commentaire en cours de lecture, ce livre vaut le détour.

Dans son récit Aron Ralston nous raconte sa terrible épreuve tout en faisant judicieusement des retours en arrière sur son parcours. Nous arrivons à mieux comprendre le personnage et sa façon de réagir. Bien souvent fougueux et inconscient des dangers (comme de nombreux jeunes inexpérimentés) il utilisera au fil du temps ses erreurs pour éviter de se mettre en danger. Soucieux de ne pas risquer sa vie comme ce fut le cas dans ses premières sorties (par fierté il mit un certain temps à appeler ses amis à l'aide lors de sa noyade dans les eaux tumultueuses du Colorado... Par inconscience il risqua sa vie et celle de ses amis lors d'une avalanche...) A chaque instant Aron Ralston partage avec nous ses impressions face aux magnifiques paysages qui l'entourent.
Avec la maturité, il apprend à mesurer les risques et à les limiter. Le risque zéro n'existe pas surtout dans les conditions extrêmes comme celles qu'il côtoie du coup il prépare avec précision et sérieux ses sorties. Sauf ce jour fatal où il baissa sa garde et vécut de terribles heures. Le personnage étonne par sa force, sa détermination, sa combativité. Là où la majorité d'entre nous aurait accepté la situation, lui ne renonce pas il a toujours vécu dans et pour l'action et dans ses heures sombres il se donne un but pour tenir et ne pas sombrer: faire bouger le rocher qui bloque sa main et à l'aide d'un couteau qui symbolisera sa survie, il gratte la pierre laborieusement durant des heures pour la faire céder. Il fera preuve d'un rationalisme étonnant calculant tout (surtout l'eau qu'il faut économiser) il fera preuve d'ingéniosité pour soulager son corps fatigué, il saisira le moindre rayon de soleil et fera même ses adieux à sa famille à ses amis exprimant ses dernières volontés demandant à être incinéré, par vidéo interposée. Mais l'épreuve la plus difficile interviendra au moment où il faudra prendre la décision qui pourra soit le sauver soit lui coûter la vie. Après six jours sans eau ni nourriture il s'amputera le bras...avec ce fameux couteau sans qui il serait mort aujourd'hui...

Une sacrée leçon d'humilité et de courage où chacun pourra certainement en retirer un bienfait. En tout cas personne ne ressort indemne de la lecture de ce livre témoignage.

Je vous conseille de prendre le temps de lire ce magnifique récit avant d'aller visionner le film qui a été consacré à Aron Ralston dont la sortie est prévue le 23 février.

jeudi 10 février 2011

127 heures, Aron Ralston




Date de parution : 10 février 2011, 304 pages, éditions Michel Lafon,
ISBN: 9782749913728, Témoignage

Résumé

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, un jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l'impensable survient : un rocher se détache au-dessus de lui et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d'hypothermie, en proie à des hallucinations...

127 heures plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il prend la décision la plus difficile de son existence. S’il veut survivre, son seul espoir est de s’amputer le bras.


Au-delà d'un récit d'aventures, au-delà d’un film qui déchaîne déjà les passions, 127 heures est le témoignage édifiant d'un homme qui a su aller au bout de lui-même et reconquérir sa liberté coûte que coûte.


Mon avis

Je viens de commencer ce livre et j'avoue qu'il est assez saisissant je sais déjà que j'irai voir le film réalisé par Dany Boyle (sortie le 23 février 2011) d'après la terrible aventure vécue par Aron Ralston en 2003.
C'est assez rare que je laisse un commentaire avant la fin de ma lecture mais là je vous recommande ce livre. La lecture de ce livre apportera un éclairage supplémentaire au film.
Je vous ferai un plus long commentaire très rapidement mais je peux vous dire que ce livre est à lire absolument, vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et vous vous poserez la question jusqu'où serions-nous prêts à aller pour survire?

Partenariat avec les Editions Michel Lafon, (un grand merci à Camille)