dimanche 22 janvier 2012

Carnet de voyage du Yémen de Philippe Bichon




A découvrir le carnet de voyage du Yémen de Philippe Bichon globecroqueur
De magnifiques illustrations prises sur le vif par un passionné qui raconte au fil des jours ses anecdotes de voyage, ses émotions. Retrouvez également toute la collection de ses carnets de voyage disponibles sur son site internet. A consommer sans modération.


article paru dans Libération

Site de Philippe Bichon

mardi 17 janvier 2012

Harcèlement au travail

Recherche éditeur

Recherche éditeur pour publier un ouvrage un peu différent de ce que nous avons lu jusqu'à présent sur le Harcèlement au travail. J'aborde ce thème sous un angle peu mis en lumière les "faux harcelés" tout ceci à partir d'une histoire vraie...

Nous sommes plus communément sensibilisés à une forme dite classique de harcèlement : un individu fait du mal à un autre par le biais de maltraitances physiques ou psychologiques dans le milieu personnel ou professionnel.

Une forme encore plus subtile, s’il est possible, et toute aussi destructrice de harcèlement se développe au fil des ans dans un silence absolu. Un individu se voit mis en position de harceleur sans le moindre procès, écarté, calomnié, avili, rabaissé jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se relever et ce alors même qu’il est totalement innocent. Les accusateurs sont en réalité de fausses victimes consentantes ou manipulées par leur direction dans le but de détruire un tiers pour des motivations souvent basées sur l’appât du gain pour la première catégorie et la mise à l’écart pour la seconde

Mon histoire met en relief les dysfonctionnements de l’Inspection du Travail, des Instances prudhommales et d’une certaine catégorie de représentants du personnel totalement dédiés à leur hiérarchie dans un projet carriériste au mépris des droits des salariés.

Amis éditeurs si vous souhaitez en savoir plus n'hésitez pas à me contacter par le biais de ce blog.

Merci d'avance

vendredi 25 mars 2011

May Kham et le peuple Hmong, interview


KF: Votre livre "Journal d'une enfant survivante" pose des problèmes essentiels liés au cas des Hmongs peu connu en Europe, les camps, l’expatriation, l’intégration l’accueil le racisme etc. Pouvez-vous nous dire pourquoi les Hmongs font l’objet de ces persécutions ?

Maykham: L’Histoire des Hmongs du Laos est très particulière…
Il faut savoir qu’il existe des Hmongs en Chine, au Vietnam et en Thaïlande… Ces derniers , bien que méprisés et considérés comme des « sous-hommes » puisque préférant vivre dans des contrées sauvages, sont plus au moins intégrés et acceptés.
Les Hmongs du Laos, de par leur choix de la Liberté , en payent encore le prix, des générations après : Choix de combattre auprès de Français pendant la guerre d’Indochine, auprès de la CIA américaine, pendant la guerre du Vietnam.« Ses Seigneurs aux pieds nus » connaissaient parfaitement la jungle et étaient des combattants parfaits aux yeux des Français et des Américains car ils aspiraient plus que tout à la Liberté et considérait le Communisme comme une forme de dictature.


KF: : Pensez-vous qu’en 2011 leur situation ait changé en France, aux USA ou au Laos?

Maykham: Les Hmongs des USA , de France et de Guyane continuent à vivre dans une double culture entre Modernité-Coutumes ancestrales…
Des milliers de Hmongs du Laos qui n’ont pas pu partir en Occident, sont toujours parqués dans des camps en Thailande où ils risquent à tout moment d’être déportés vers le Laos, où ils risquent des camps de rééducation…Car désormais ils ne sont plus considérés comme réfugiés politiques mais immigrants économiques clandestins. Certains sont là depuis plus de 35 ans !
Des Hmongs de la jungle errent toujours, essaient de tenir debout, de survivre dans l’espoir que leurs anciens compagnons, les Français et les Américains, reviendront les chercher. Il n’en reste plus que 5000 à 6000 (J’ose espérer 7000)


KF: : Dans quelle mesure et avec quels moyens selon vous la communauté internationale ou les ONG devraient intervenir pour apporter une solution pérenne à la situation des Hmongs?

Maykham: Ce serait très simple que la communauté internationale et les ONG prennent aussi leur mission humanitaire à cœur. Mais les Hmongs n’intéressent plus personne. Il y a tant de zones de conflits à travers le monde…Et c’est terrible ! Imaginez que vous attendez dans une jungle hostile, traqué comme un animal avec pour seul espoir d’être sauvé, depuis 35 ans et personne n’est là…


KF: Envisagez-vous d’écrire une suite plus fouillée plus précise sur la situation des Hmongs au Laos?

Maykham: La deuxième partie du roman qui est la suite , sera bien plus intéressante et bien plus engagée !
Elle donnera un éclairage de mon combat de l’ombre depuis plus de 20 ans…depuis cette enfance désobéissante..


KF: Quel message aimeriez-vous faire passer auprès de vos lecteurs?

Maykham: Mon message aux lecteurs est simple : Je ne suis pas auteur. Je n’ai jamais écrit de ma vie. J’ai voulu partager une autre réalité avec eux. Oui, il y a tant de misère dans ce monde, il y a tant de peuples, tant de guerres secrètes, tant de causes à défendre mais ne fermez jamais vos yeux ni votre cœur, ne soyez jamais désabusés et cyniques devant la détresse d’un voisin, d’un ami, d’un inconnu ou d’un peuple qui tente de survivre et qui vous appelle « Au secours»……….


KF: Qu’est devenue votre famille, a t-elle compris pourquoi vous avez décidé de raconter cette histoire, votre histoire?

Maykham: Le lien s’est brisé depuis mon adolescence avec ma famille. J’ai coupé tout pont avec La plupart.
Emeraude et ma mère restent chères à mon cœur. A a finalement épousé un américain et vit actuellement au Texas… J’étais et je reste la honte et le tabou de ma famille. Ce n’est pas plus mal. Ils ignorent tout de moi…


KF: Dans une interview vous dites qu’après avoir utilisé les Hmongs pendant la guerre froide, les Etats Unis et l’Europe ont tourné le dos aux Hmongs en faveur d’intérêts économiques et politiques. Que répondent ces états à ces accusations?

Maykham: Aujourd’hui, la France et les USA ont des enjeux politiques et économiques avec le Vietnam, la Chine, grand frère communiste du Laos.
Ils font un déni total, malgré les nombreuses pétitions, les reportages de Grégoire Deniau et Cyril payen, de Roger Arnold…heureusement qu’il reste encore des anciens combattants d’Indochine et des anciens vétérans américains qui continuent à se battre inlassablement contre ce silence médiatique et internationale

Informations complémentaires sur le peuple Hmong:

A lire : le livre de Cyril Payen: "Laos, la guerre oubliée" Robert laffont

Découvrir le le blog de Maykham





Informations pratiques destinées aux auteurs ou en passe de le devenir :


KF: MayKham pouvez-vous nous expliquer comment s’est passée la création et la publication de votre ouvrage?

Maykham: Bien qu’ayant tenu un journal depuis mes 11/12 ans, je n’ai jamais eu l’ambition d’être auteur.
J’ai tenu ce journal comme un instinct de procréation. Je m’étais dit : « Si je meurs, je n’aurais rien accompli. Ma mission sur terre à un moment, enfant, c’était de laisser ce journal à un inconnu, juste pour dire « J’ai existé. Ma vie est une petite vie. Je n’ai rien fait mais j’ai existé ! » En novembre 2009, une amie m'informe du concours Femme Actuelle, du groupe Prisma-Presse; un concours présidé par Paolo Coelho. Le jury est citoyen, constitué de lecteurs dans toute la France. J'ai à peine 3 semaines pour écrire mon livre, m'appuyant sur un outil essentiel: mon journal intime. Sur les 600 manuscrits, je termine finaliste (10 premiers). Ce livre est un moyen médiatique pour moi, de parler du peuple hmong du Laos mais également de tous ces petites peuples oubliés…
Je me suis dit : « Voilà finalement, c’est un miracle ! ce journal était bien plus grand que je ne l’espérais !»


KF: Dans quelles conditions l’avez-vous écrit?

Maykham: Je l’ai écrit avec fébrilité puisque n’ayant que 3 semaines pour l’écrire. J’ai fait beaucoup de copiage sur mon journal. Je l’ai écrit entre 2 avions, 2 trains, 2 aéroports, entre les gamins qui courent et le téléphone qui sonne…Pas du tout une condition idéale pour écrire!


KF: Sortons un peu du fond de l’histoire et puisque vous êtes un nouvel auteur pouvez-vous dire aux écrivains qui ne sont pas encore publiés et qui aimeraient l’être quel type de contrat vous a été proposé ou du moins à quoi doivent-ils être attentifs dans les contrats d’édition pour ne pas se faire léser au niveau de leurs droits d’auteurs?

Maykham: Aux écrivains en herbe, je n’ai pas d’autre conseil que : « Croyez en vous ! Chaque histoire est un univers à explorer ! Chaque vie est unique comme chaque manière d’écrire. Aimez ! Voilà, aimez partager…Le partage voilà, le mot ! Le partage ! Et puis exigez au minimum 10%, c’est votre sueur, votre travail, votre passion. Ne bradez pas!"


KF: Quel statut fiscal avez-vous choisi avez-vous fait une déclaration en qualité d’écrivain auprès de l’AGESA (sécurité sociale de sauteurs) êtes-vous tenue de cotiser auprès d’une caisse de retraite ou n’est-ce pas une obligation lorsque l’on a écrit qu’un seul livre?

Maykham: A moins de vendre plus de 7000/10000 exemplaires (Tout dépend du prix du livre), ce n’est pas la peine de s’affilier à l’AGESA.


KF: A ce moment-là comment se déclarent les gains perçus dans le cadre de la vente du livre?

Maykham: Ayant mon foyer fiscal en France, je déclare normalement mes impôts avec un avenant de revenu d’auteur. Les bénéfices de mon livre allant à différentes associations humanitaires, je précise que j’aurais un crédit d’impôt de 50% sur ces dons. Or l’association principale est italienne (KRIO ONLUS), je n’aurais pas ce crédit d’impôt . Avec les frais de déplacements pour mes séances de dédicaces, mes conférences dans des écoles, dans les radios etc…Ce livre me coûte cher ! Mais je n’ai jamais voulu écrire pour m’enrichir mais partager……
Je demande donc aux auteurs voulant vivre un minimum de leur plume de ne pas suivre mes conseils!


Merci Maykham pour cette interview

Journal d'une enfant survivante, May Kham



Date de parution : 27 septembre 2010; édition les nouveaux auteurs, 350 pages, ISBN: 9782819500322, Témoignage

Mot de l'auteur

« Ce livre que je porte en moi depuis de très longues années est un hommage aux survivants, aux exilés et aux apatrides..."

L'histoire racontée dans ces pages, avec une sensibilité à fleur de peau, est celle d'une jeune Hmong du Laos. Depuis son enfance auprès d'un père général allié des Occidentaux, jusqu'à son exil en France, en passant par les terribles camps de la jungle thaïlandaise, mouroirs à ciel ouvert. Maykham, gamine singulière puis adolescente révoltée, est forcée de se battre contre la faim, la mort et l'oubli, mais aussi l'incompréhensible abandon d'une mère, l'éclatement d'une famille dans un milieu rétrograde, face à une société incompréhensible, une culture nouvelle et des amours insensées. Pourtant le courage de Maykham, qui parvient à nous faire sourire dans cette tourmente, précipitera son destin. Pour la première fois aussi intimement retracé, le destin tragique des Hmongs, "supplétifs indigènes" d'Asie, abandonnés à leurs ennemis après les guerres de décolonisation. L'espoir aussi de nombre de réfugiés qui rêvent d'une France de l'accueil.



Mon avis

J’ai découvert l’histoire de MayKham par hasard, au détour d’une halte sur Facebook. Comme quoi ce réseau peut parfois être très instructif. MayKham m’a gentiment fait parvenir son ouvrage que j’ai eu le loisir de lire avec attention. Je n’ai pas mis en ligne immédiatement mon commentaire faute de temps, il faut bien l’avouer, mais aussi parce que j’ai cherché à savoir qui étaient les Hmongs dont MayKham nous parle dans son roman avec tant de passion et pourquoi ce peuple est victime de persécution ! En étudiant à mon petit niveau leur histoire et en découvrant le débat dont ils font l’objet je suis assez stupéfaite. Pourquoi tant de personnes et dans de politiques cherchent-ils à taire ce génocide ? Pourquoi ne pas ouvrir un débat constructif à ce sujet ? Le livre de Maykham est un hommage aux survivants, aux exilés et aux apatrides.KF


L’histoire relatée dans « Journal d’une enfant survivante » pose des problèmes essentiels liés au cas des Hmongs, peu connus en Europe et peut-être dans le reste du monde d’ailleurs, les camps, l’expatriation, l’intégration dans les terres d’accueil et comme prisonniers d’un cercle vicieux à l’étranger les voilà de nouveau soumis à une autre forme de camps, de ghettos, exposés quotidiennement au racisme et à l’exclusion. Alternative par forcément meilleure d’ailleurs.

MayKham par le biais de son histoire personnelle et avec toute la sensibilité et l’exposition que cela implique nous emmène vers l’inconnu pour nous faire découvrir ce qu’était sa vie et à travers elle la vie du peuple Hmong.

Dans un roman autobiographique, il faut toujours une certaine dose de courage pour vaincre ses peurs et oser se mettre à nu si l’on peut dire devant un lecteur impitoyable. Histoire vraie à environ 90%, seuls certains noms ont été changés pour préserver l’identité des intéressés et certaines scènes simplifiées pour rendre le récit plus fluide, mais tout le fond est vrai, c’est-à-dire les évènements vécus par l’auteure et l’histoire du peuple Hmong des persécutions subies dans leur pays à leur expatriation. En s’intéressant aux conditions d’écriture de MayKham qui rédigea ce livre pour le présenter à un concours organisé par Les Nouveaux Auteurs nous apprenons qu’elle n’a pas eu d’autre choix pour des raisons de délai ou de format d’élaguer pour une grande part son journal intime qui lui a servi de support. Ce qui explique pourquoi certaines périodes sont moins développées que d’autres comme son arrivée à Paris. Mais cela ne gêne en rien la compréhension du récit et lui laisse une porte ouverte pour un deuxième tome plus fouillé pourquoi pas.

L’écriture de MayKham est très agréable, limpide, imagée et si l’on tient compte du fait qu’il s’agit là de son premier roman le lecteur ne peut qu’être satisfait de son style. Le fond apporte une touche particulière, une originalité qui aiguise notre curiosité, notre désir d’en savoir davantage sur ce peuple Hmong.

Au fil des pages, notre sympathie ne fait que croître pour la petite MayKham qui fait preuve d’une force incroyable, d’un instinct de survie « animal » comme le dit aujourd’hui l’enfant devenue adulte qui passe du jour au lendemain sans y être préparée, d’une enfance heureuse à un destin tragique confrontée à la persécution des Hmongs dont elle fait partie. Elle se retrouve dans un camp de réfugiés et lutte chaque jour contre la mort, contre le temps. Le camps où la misère est telle que les prisonniers sont contraints de manger des vers de terre ou même de la terre pour apaiser leur faim. Absence d’hygiène comme dans tous les camps, même les morts sont brulés pour éviter les épidémies. Mais malgré tout, les yeux d’enfant de MayKham nous montre l’exceptionnelle dignité dont font preuve les prisonniers Hmongs qui ne se plaignent pas, ne se battent, pas se respectent et continuent à pratiquer leurs traditions et leur culture. La petite MayKham peut sembler dure mais comment réagir autrement face à la mort qui rode autour d’elle quotidiennement, elle est obligée de se forger une carapace pour vivre. Comment imaginer la souffrance qu’une enfant de 5 ans a pu ressentir chaque jour, chaque nuit en s’endormant affamée, ne sachant pas si elle se réveillerait le lendemain matin, éprouvant un soulagement en sentant contre elle le corps chaud des membres de sa famille, pour preuve de vie ? Cette petite fille qui dès sa naissance avait un caractère bien trempé, a su se préserver et s’adapter (en servant de traductrice dans le camp en échange de bonbons et plus tard adolescente elle aidera les familles des HLM en France en décryptant pour eux les documents administratifs). Le pire traumatisme sera après l’abandon de son père, celui de sa mère, tendrement aimée. Ce fut un déchirement pour cette enfant. Seule dans ce camp avec ses frères jusqu’à ses 8 ans, avant de voir sa famille à nouveau réunie en France dans des conditions sans doute aussi effroyables. Dans les camps seuls les couples avec 5 enfants étaient autorisés à partir vers la France, les critères de sélection pour les autres destinations l’Europe ou les Etats-Unis étaient un peu différents. Cette règle barbare et injuste causera l’éclatement de nombreuses familles qui ne se retrouveront pas toutes par la suite. A une douleur s’en ajoute une autre, le choix à faire pour des parents ou un parent isolé : sauver tout ses enfants ou seulement quelques-uns d’une mort certaine ? Aucun jugement ne peut être porté surtout depuis nos maisons confortables ou un tel dilemme ne pourrait à priori jamais nous arriver. Sa mère fait le choix de partir avec un homme pour quitter le camp, homme qui l’abandonnera sitôt arrivé en France mais c’était le contrat pour sortir du camp.

Un enfant innocent et aucun être humain ne devraient à avoir à supporter des génocides, des barbaries des violences sous quelque forme que ce soit y compris l’oubli. L’esprit et le corps en sont marqués à jamais pour ceux qui survivent. Le sort des Hmongs cachés dans la forêt n’est pas non plus enviable traqués par les convois de soldats vietnamiens ou chinois, arrêtés torturés, reconditionnés par les communistes qui leur reprochent leur alliance avec la France et les USA. Aujourd’hui, 35 ans après, au Laos, les Hmongs dont la grand majorité a disparu, vivent pour certains dans les montagnes, pour d’autres dans des camps mais leur statut de réfugiés politiques leur a été retiré leur vie ne tenant dès lors qu’à un fil…

Les Hmongs soumis à une ségrégation dans leur pays ne seront pas préservés sur les terres d’accueil dont ils ont tant rêvé. Parqués de nouveau dans des quartiers ghetto dans les banlieues sensibles comme Monclar à Avignon ou les communautés sont en constante rivalité. La famille de MayKham en fera les frais, première famille asiatique à arriver elle subira les insultes et brimades loin du cliché idyllique qu’ils s’étaient fait de la France. Tout un système d’accueil et de prise en charge à revoir. Face à une violence inouïe et à des conditions de vie précaires, la famille se brisera et génèrera elle-même ses brimades, loin des liens puissants qui les reliaient dans le camp au Laos. MayKham ne supportant plus tant d’incompréhension et de rejet prendra son envol pour mener sa vie et affronter seule tous les dangers.

Aujourd’hui pour transmettre l’histoire de son peuple et ne pas laisser les survivant sen sursis tomber dans l’oubli et l’ignorance, MayKham a pris le risque de mettre sa vie en danger, d’ignorer les menaces de mort dont elle fait l’objet de la part du gouvernement actuel du Laos et des membres de sa communauté qui lui reprochent son manque de pudeur. Cette communauté est connue pour son sens de la solidarité entre eux, à l’étranger les Hmongs et les laotiens vivent le près possible continuant à pratiquer leur culte et leurs fêtes. Divulguer le mal-être de leurs membres, les secrets d’alcôve est synonyme de trahison et de bannissement. Une grande leçon de courage à méditer surtout pour les gouvernements ou les organisations qui volontairement refusent de reconnaître les persécutions dont sont victimes les Hmong. La communauté internationale et chaque individu devraient à mon sens se mobiliser pour dénoncer cette situation et trouver une solution acceptable puisque des vies humaines sont en jeu.



Informations complémentaires sur le peuple Hmong :

A lire : le livre de Cyril Payen: "Laos, la guerre oubliée" Robert laffont

Découvrir le le blog de Maykham

samedi 5 mars 2011

Journal d'une enfant survivante, May Kham



Date de parution : 27 septembre 2010; édition les nouveaux auteurs, 350 pages, ISBN: 9782819500322, Témoignage

Mot de l'auteur

« Ce livre que je porte en moi depuis de très longues années est un hommage aux survivants, aux exilés et aux apatrides..."

Mon avis

Je commence tout juste la lecture de ce formidable témoignage d'une jeune Hmong du Laos forcée de se battre pour survire dans "les terribles camps de la jungles du Laos, mouroirs à ciel ouvert"et je dois dire que les 50 premières pages sont bouleversantes.

Je vous donnerai un commentaire détaillé très bientôt, mais en attendant je vous invite vous aussi, chers lecteurs, à commencer très rapidement cette lecture qui ne vous laissera pas indifférents.


Merci à MayKham de m'avoir adressé son roman.

Toutes les informations ici pour se procurer le roman de May Kham Journal d'une survivante

vendredi 18 février 2011

Dracula, Bram Stoker



Date de parution : édition original 1897; livre de poche, édition 03: avril 2010, 605 pages, ISBN: 9782253023388, Fantastique

Résumé

Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres... Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable. En exclusivité : un extrait de Dracula l’Immortel, suite de Dracula, d’après les notes originales de Bram Stoker.

Mon avis

Depuis très longtemps déjà je souhaitais lire entièrement le livre de Bram Stoker : Dracula. Comme tout le monde je connaissais dans les grandes lignes cette histoire terrifiante mais je n’ai jamais eu le courage ou l’envie de lire dans le détail cet ouvrage. C’est désormais chose faite et je ne le regrette pas.

Ce roman initialement publié en 1897 démarre son action en Transylanie avant de se déplacer sur le Londres du XIXè siècle. Le lien entre ces deux endroits si différents sera établi par le jeune clerc de notaire Jonathan Harker qui malgré lui sera l’instrument du terrifiant comte pour trouver du sang frais, de nouvelles proies. Dès les premières lignes nous pouvons saisir cette atmosphère pesante qui ne disparaitra pas au fil des pages. Le décors à la fois magnifiques et destabilisants, le comportement de son mystérieux cocher mis en avant ne feront qu’amplifier ce sentiment de malaise exprimé par les habitants de cette région vis à vis du comte Dracula.
Le voyage du jeune homme ne se passera pas en douceur et suscitera en lui quelques doutes. Rapidement Jonathan comprendra qu’il est prisonnier du comte et découvrira un univers qu’il n’avait jamais soupçonné jusqu’alors. Craignant de sombrer dans la folie (le souvenir qu’il a des trois magnifiques vampires ne l’ont malgré tout pas rassuré, la vue de cet enfant jeté en pâture aux sombres créatures et la vision de cette pauvre mère venue récupérer son enfant dévorée par les loups devant le château commençaient à avoir raison de ses nerfs) et ne se donnant qu’une faible espérance de vie s’il ne quittait pas rapidement ce lieu damné, Jonathan tentera le tout pour le tout pour s’enfuir, bravant le danger surtout omniprésent la nuit.
L’action se déplacera sur Londres avec l’arrivée de Dracula dans des conditions horribles pour les marins qui le transportaient à leur insu (un à un ils disparaitront, la nuit…) le bateau fantôme sera récupéré par la population qui ne comprendra pas ce qui est arrivé. Seul un grand chien (Dracula qui possède le pouvoir de se transformer en chauve-souris et en chien) s’élancera du bateau pour disparaître dans Londres.
Le style épistolaire de ce roman permet au lecteur de découvrir ce qu’est le comte, de dévoiler les sentiments des personnages qui tiennent régulièrement un journal ou correspondent avec leurs amis. Les échanges ne se font guère de vive voix, tout est sous entendu (tant qu’il en sera ainsi le comte n’aurait pas de réelles inquiétudes quant à son secret.) L’intrigue avancera singulièrement avec le Docteur Seward et le le Professseur Van Helsing qui en essayant de sauver la pauvre Lucy victime d’un mal mystérieux découvriront la vérité sur la nature et les agissements de Dracula. Mais cette hypothèse est tellement surréaliste que personne ne veut y croire. Le thème de la folie encadre ces évènements notamment avec le personnage de Renfield un des patients zoophage de Seward à l’hôpital psychiatrique qui les mettra en garde contre "Son Maître". Il est le premier à percevoir ce danger. Jonathan de retour en Angleterre croira lui aussi sombrer dans la folie. Son esprit a effacé sa mémoire dans un geste de survie. Seul son précieux journal sténodactylographié détient la clé de son agitation et des évènements sinistres qui perturbent la vie londonienne. Mina sa épouse et confidente rompra son serment de ne jamais lire cet ouvrage à moins d’une extrême nécessité et découvrira la terrible vérité… La mise en commun des conclusions des protagonistes décidés à percer ce mystère permettra d'affronter le comte et d'aboutir au final (que je ne vous dévoilerai pas). Un livre difficile à lâcher tant le récit est "envoutant", l'atmosphère lourde et angoissante. A lire de préférence le soir tard, jusqu'au bout de la nuit.

J’espère un jour avoir la possibilité de lire la suite officielle écrite par Dacre Stoker le petit neveu de Bram Stoker: Dracula l'immortel, éditions Michel Lafon.